En Lozère, les structures d’insertion inquiètes face à la baisse des financements

Le projet de loi de finances 2026 entérine une nouvelle baisse des financements dédiés à l’insertion, après déjà un recul en 2025. Une décision qui fragilise directement des structures essentielles à l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail.
En Lozère, cinq acteurs sont concernés: le Jardin de Cocagne, la Ressourcerie, l’Arécup, le relais, contrat vert ou encore ALOES-ESL. À la tête de cette dernière, Solène Despinay parle d’une inquiétude réelle et grandissante. En Occitanie, douze structures d’insertion ont déjà fermé en 2025, faute de moyens.
ALOES-ESL accompagne chaque année près de 300 salariés en insertion, à travers des activités très concrètes : mise à disposition de personnel, entretien des espaces verts ou encore mobilité, pour permettre à des personnes sans moyen de transport d’accéder à l’emploi. Un travail de proximité, particulièrement important dans un département rural comme la Lozère.
Mais avec une baisse annoncée d’environ 11 % des financements, des choix pourraient devenir inévitables. Réduction d’activités, fermetures d’antennes locales à Langogne, Saint-Chély ou Florac : c’est tout un maillage territorial qui pourrait être remis en cause.
Si les soutiens locaux, notamment du Conseil départemental et des services de l’État, permettent encore de tenir, les responsables associatifs alertent : sans inflexion des politiques nationales, la capacité à accompagner les publics les plus fragiles pourrait être durablement compromise.
