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Éducation : deux postes supprimés annoncés dans le premier degré en Lozère, davantage pourraient suivre

La Lozère devrait perdre deux postes d’enseignants du premier degré à la rentrée prochaine. C’est ce qui ressort du Comité social d’administration académique (CSA) qui s’est tenu récemment à Montpellier. Une annonce qui suscite de vives inquiétudes chez les représentants syndicaux, alors que le département fait déjà face à une baisse régulière de ses moyens éducatifs.

L’an dernier, la suppression de trois postes avait été décidée après une diminution de 120 élèves. Cette année, avec 60 élèves en moins, ce sont deux postes qui sont officiellement annoncés. Mais pour le syndicat FSU-SNUipp de Lozère, cette baisse pourrait en réalité être bien plus importante.

« À l’échelle de l’académie, 75 postes vont être supprimés sur les cinq départements, et la Lozère va perdre des postes pour la quatrième année consécutive », explique Florence Lazès, représentante du syndicat. Si deux postes sont officiellement “à rendre”, d’autres décisions pourraient entraîner des suppressions supplémentaires.

Le syndicat redoute ainsi une perte totale de six à sept postes, en fonction des arbitrages à venir. « Si le directeur académique décide d’ouvrir une cinquième classe à Grandrieu – ce que nous jugeons indispensable – il faudra fermer une autre classe ailleurs pour compenser », détaille Florence Lazès. À cela pourraient s’ajouter des postes affectés à des priorités ministérielles, comme l’inclusion scolaire ou les territoires éducatifs ruraux, qui seraient également prélevés sur les moyens du premier degré.

Concrètement, six à sept postes en moins pourraient signifier autant de classes fermées dans le département. Une perspective particulièrement préoccupante dans un territoire rural. « Aujourd’hui, environ 60 % des écoles lozériennes sont considérées comme fragiles en raison de leurs effectifs. Cela plonge de nombreuses équipes pédagogiques dans l’incertitude pendant plusieurs mois chaque année », souligne la syndicaliste.

Si l’argument démographique est régulièrement avancé par l’administration, il ne convainc pas la FSU-SNUipp. « La Lozère ne peut pas être comparée à des territoires urbains. La baisse démographique est à relativiser ici, et surtout, nos écoles obtiennent de très bons résultats, parmi les meilleurs au niveau national, au brevet comme au baccalauréat », insiste Florence Lazès.

Au-delà de l’école, les fermetures de classes ont aussi des conséquences sur la vie des villages. Elles entraînent parfois des temps de transport plus longs pour les enfants scolarisés ailleurs, une situation contre laquelle le syndicat dit s’insurger.

Avec les élections professionnelles prévues en mars, le Comité social d’administration départemental, chargé d’avancer sur la future carte scolaire, a été reporté au 3 avril.
D’ici là, enseignants et élus locaux restent dans l’attente, dans un contexte toujours plus tendu pour l’école en milieu rural.

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