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D’âme Oiseau : Lionel Pons fait éclore son premier EP « Quarante-huit »

Un premier disque à 48 ans pour répondre à un rêve d’enfant

Sortir un premier EP à 48 ans n’est pas anodin. Pour Lionel Pons, auteur-compositeur originaire du Valdonnez, ce chiffre est même fondateur. Son premier disque, intitulé Quarante-huit, est sorti le 4 octobre dernier sous le nom de D’âme Oiseau, un projet mûri de longue date, profondément enraciné dans les paysages lozériens.

« L’album s’appelle 48 parce que je l’ai fait l’année de mes 48 ans, il est sorti le 4 octobre l’année dernière. C’est le département de la Lozère, c’est aussi la radio 48FM, et ma mère est née en 48. Ce chiffre me suit depuis très longtemps », explique le musicien. Un clin d’œil multiple qui résume à lui seul le lien intime entre l’artiste, son parcours et son territoire.

Autodidacte, Lionel Pons a grandi entre Mont Lozère, Grands Causses et Cévennes

« J’ai grandi dans le Valdonnez, entre mont Lozère, grands causses et Cévennes. J’ai fait des études de géologie, j’ai un papa qui était garde-forestier, chasseur, pêcheur », raconte-t-il. Une enfance au contact direct de la nature qui irrigue aujourd’hui ses textes. « Mes sources d’inspiration, forcément, sont là où j’ai grandi : la nature, les animaux, les végétaux. Il y a beaucoup d’animaux dans mes chansons, de plantes. »

Après la période du Covid, l’artiste décide de concrétiser ce projet musical et part enregistrer l’album en Belgique. De retour en Lozère, une chanson s’impose comme un point de bascule. « La chanson Les Sauveterres, c’est la première que j’ai écrite en revenant de Belgique, où j’ai enregistré l’album après le Covid, après cette période de trouble où on a tous été très angoissés. » Le morceau agit comme une métaphore, un besoin d’élévation et de respiration : « J’ai envie de m’élever des vallées noyées dans les nuages pour me retrouver sur ces hautes steppes libérées, sauvages et nues comme le vent. »

Musicalement, Quarante-huit s’inscrit dans une couleur folk assumée. « Pour cette chanson Les Sauveterres, ce sont des arrangements folk faits en s’inspirant de l’album Harvest de Neil Young. Je trouve que ça s’y prête très bien, à ces ambiances un peu de western. » D’autres titres, comme Mont Lozère, convoquent une tonalité plus mélancolique : « Pour moi, ça résonne davantage par rapport à ce passé un peu disparu, le temps des transhumances, de l’agriculture paysanne proche du territoire. »

Si les paysages occupent une place centrale, l’album aborde aussi des thématiques plus universelles

. Avec Liberté, Lionel Pons évoque le parcours d’un ami réfugié syrien rencontré à Bruxelles. « C’est une chanson que j’ai écrite pour mon ami Mo, qui avait dû fuir son pays après les printemps arabes. Dans la chanson, je parle justement de la liberté. La chanson finit par brandir la liberté sans haine. »

Un clip pour Les Sauveterres est actuellement en préparation avec le réalisateur mendois Aurélien Pouget, tandis que l’artiste travaille à la reconstruction d’un groupe avec des musiciens locaux. « L’idée, c’est de faire des dates cet été », précise-t-il.

Quarante-huit est disponible notamment à la librairie La Livreraie à Mende et sur les plateformes d’écoute.

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