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Christophe Alévêque apporte sa Revue de Presse en Lozère

Il est l’un des humoristes les plus engagés de sa génération. Christophe Alévêque pose ses valises en Lozère cette semaine pour trois dates : mercredi 25 mars à Marvejols, jeudi 26 mars à Saint-Chély-d’Apcher et vendredi 27 mars à Langogne. Dans ses bagages, La Revue de Presse, un spectacle taillé comme une thérapie collective, sans filet et sans tabous.

Un clown qui décortique l’actu

Sur scène, Christophe Alévêque s’emmêle dans un foutoir de feuilles, papiers, articles, prises de bec et de notes. Il décortique l’actualité, attaque les grands sujets comme les petits, et s’en prend avec gourmandise à l’impunité des gens de pouvoir et aux manipulateurs de l’information. Le tout actualisé chaque soir, au plus près de l’actu du moment.

Ironie savoureuse : celui qui étrille journalistes et politiques à longueur de représentations avoue volontiers qu’il aurait rêvé d’être l’un d’eux. «J’aurais effectivement rêvé d’être journaliste ou homme politique, même. Mais je pense que je n’en aurais pas été capable», confie-t-il avec autodérision. Ce qui l’attire dans ce monde qu’il pourfend ? Certainement pas le pouvoir. «Les experts en expertise, spécialistes en spécialisation, qui hantent les plateaux de télé et de radio et qui nous racontent n’importe quoi à longueur de temps — ça, c’est une catastrophe.»

La scène, dernier espace de liberté

Viré trois fois de France Inter, sur la liste noire de nombreux médias selon ses propres mots, Alévêque a fait de la scène son refuge. «La scène est le dernier endroit de liberté totale», affirme-t-il. Et il observe avec amertume ce qu’il décrit comme un paradoxe de notre époque : «Plus nous, on était censurés, plus les journalistes et les politiques se permettaient des outrances. Il y a eu une transfusion de valeurs. C’est n’importe quoi.»

Une société qu’il voit glisser vers une radicalité inquiétante. «Ce que je trouve terrible, c’est la radicalité dans laquelle est tombée notre société, qui est de plus en plus vulgaire et de plus en plus grossière», observe-t-il, lui qui s’est lui-même vu reprocher par le passé une certaine verdeur sur scène.

Pas de public parisien, pas de public provincial

Alors, ce spectacle sur les médias et la politique, les Lozériens vont-ils s’y retrouver autant que le public parisien ? La question ne se pose même pas pour lui. «Il n’y a pas de Saint-Chély, Marvejols ou Paris. Pour moi, c’est pareil. Il n’y a pas de public différent. Je n’ai jamais senti ça, et ça fait 40 ans que je tourne.»

Ce qui est certain, en revanche, c’est que les salles se remplissent. «Les gens reviennent de plus en plus nombreux parce qu’ils en ont besoin, parce qu’ils ont besoin de se faire du bien. La Revue de Presse, c’est une thérapie collective, finalement.»

Pratique

Mercredi 25 mars à 20h30, salle polyvalente de Marvejols. Jeudi 26 mars à 20h30, Ciné-Théâtre de Saint-Chély-d’Apcher. Vendredi 27 mars à 20h30, salle des fêtes de Langogne. Durée : 1h30. À partir de 14 ans. Tarifs : 15, 18 et 20 euros.

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