Premier mois, premier chantier : Mende s’attaque aux tags

Élue le 27 mars, la nouvelle municipalité de Mende a fait de la lutte contre les tags l’une de ses premières mesures. Une centaine de dégradations ont déjà été recensées en ville, majoritairement en centre-ville. Les agents sont à l’œuvre. Et les tagueurs sont prévenus : tolérance zéro.
Une centaine de tags recensés, et ce n’est pas fini
Quatre agents du service propreté sillonnent actuellement les rues, appareil photo en main, pour cartographier l’ensemble des dégradations. Le bilan provisoire est éloquent : « Dans toutes les rues, sur tous les commerces, ainsi que dans certains quartiers, on doit être à peu près à une centaine de tags », précise Christophe Lacas. Mais le recensement n’est pas terminé. Le chiffre final sera probablement plus élevé.
Une fois les tags identifiés, le service d’urbanisme entre en jeu pour retrouver les propriétaires des murs concernés. Leur autorisation est indispensable avant toute intervention sur le bâti privé. « On contacte les propriétaires si ça n’appartient pas à la commune », explique le conseiller municipal. À ce stade, « aucun refus n’a été essuyé, au contraire ». L’exemple est parlant au pont Notre-Dame, monument historique de la ville et point de départ symbolique de l’opération.
Repeindre, la solution la plus rapide
Pour effacer les tags, la municipalité a dans un premier temps opté pour le repeint. « C’est pour nous le plus simple », assume Christophe Lacas. Le sablage, pouvant abimer le crépit, est pour l’instant écarté sur ce type de façades. « On passerait directement avec une sableuse, mais sur le crépit de certaines maisons, on ne souhaite pas le faire », justifie-t-il.
Une fois l’autorisation du propriétaire obtenue, les agents interviennent sans délai. Le coût unitaire reste modeste : « Deux agents ont passé une demi-journée avec peut-être un pot de peinture. Il y en a pour 150 ou 200 euros l’après-midi », chiffre le conseiller municipal. Un coût assumé par la collectivité, que la mairie entend bien faire peser sur les responsables lorsqu’ils seront identifiés.
Tolérance zéro
Car la municipalité ne compte pas s’arrêter au nettoyage. La police municipale et l’ensemble des services de la ville ont été appelés à redoubler de vigilance. La ligne est claire : dépôt de plainte systématique pour tout tagueur pris en flagrant délit. « Le contrevenant devra assumer la totalité de ce qui a été endommagé », prévient le conseiller municipal. Tolérance zéro.
Ludovic Terol
[ photo: Le maire a confié à Christophe Lacas, conseiller municipal en charge de la propreté et de la vie des quartiers, une mission claire : en finir avec les tags qui défigurent la ville. ]
