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Saint-Alban. Un menu “anti-crise” pour faire revenir les clients au restaurant

À Saint-Alban-sur-Limagnole, en Lozère, Julie Manin et Raphaël Da Mota ont décidé de s’adapter au contexte économique. Dans leur établissement, l’Auberge Saint-Jacques, le couple propose depuis le début de l’année un menu complet à 9,90 euros. Une initiative pensée pour répondre à la baisse de fréquentation des restaurants, estimée à 20 % en un an en France selon une étude publiée en septembre dernier.

Sur le terrain, les restaurateurs constatent eux-mêmes un recul de la fréquentation, amorcé depuis la période du Covid-19 et accentué par la crise pétrolière. Un contexte qui a renforcé leur volonté de proposer une offre accessible.

Baptisée “Menu anti-crise”, cette offre comprend entrée, plat, dessert et boisson. Au menu ce midi-là : falafels accompagnés de gratin dauphinois, suivis d’un bavarois aux fruits rouges. Une cuisine simple, accessible, mais toujours faite maison, avec une attention particulière portée aux produits locaux.

Pour les restaurateurs, l’objectif est clair : permettre à tous de continuer à fréquenter les restaurants malgré la hausse du coût de la vie. « On a essayé de répondre aux porte-monnaie de tout le monde. On veut que cela reste un plaisir d’aller au restaurant, pas simplement de consommer du snack », explique Raphaël.

Le couple souhaite ainsi attirer une clientèle variée : ouvriers, retraités aux revenus modestes, jeunes actifs ou encore randonneurs de passage. « L’idée, c’est que chacun puisse se retrouver autour d’une table, quelles que soient ses moyens », précise Julie.

Au-delà de l’aspect économique, l’initiative se veut aussi sociale. Les gérants revendiquent une certaine vision du restaurant comme lieu de rencontre et de convivialité. « Le bar, le restaurant, c’est un endroit où les gens échangent, où toutes les générations se croisent », souligne-t-elle.

Pour l’heure, la formule est proposée uniquement le midi. Mais face à l’accueil positif des clients, les restaurateurs envisagent déjà de l’étendre au service du soir.

Thomas Emmler

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