« Trajectoires », quand les lycéens de Chaptal investissent l’ancienne maison consulaire

Une vingtaine d’élèves du lycée Chaptal de Mende ont investi l’ancienne maison consulaire pour y exposer leurs créations artistiques autour du thème « Trajectoires ». Une exposition collective, ouverte au public jusqu’à mercredi, qui accueille également les travaux de collégiens du département.
Un rituel ancré dans le territoire
C’est devenu une habitude. Chaque année, les élèves de première spécialité arts plastiques du lycée Chaptal investissent les murs de l’ancienne maison consulaire, que leur prête le théâtre de Mende. Cette année, c’est le thème de la trajectoire qui a guidé le travail d’une vingtaine de lycéens pendant un mois et demi de préparation. Peintures, sculptures, installations, poèmes écrits directement sur les murs : les médiums sont aussi variés que les approches. Certains élèves ont exploré une trajectoire intime et personnelle, d’autres ont choisi des sujets plus universels, comme les migrations. Deux élèves de terminale se sont également greffés au projet, leurs œuvres entrant en résonance avec le thème dans le cadre de leur baccalauréat.
Les collégiens aussi
L’exposition ne se limite pas aux lycéens. À l’étage, dans une petite salle, ce sont des collégiens du département qui exposent leurs réalisations, elles aussi construites autour de la notion de trajectoire. Un dialogue intergénérationnel qui donne une dimension supplémentaire à l’ensemble du projet.
Apprendre à exposer
Au-delà des œuvres elles-mêmes, c’est tout l’apprentissage de la mise en espace qui est au cœur de la démarche. Gérer un lieu réel, installer une œuvre fragile, anticiper le regard du public : autant d’expériences que la salle de classe ne peut pas offrir. Helena Merle, élève de terminale, en a fait l’expérience avec son œuvre interactive Vague — 300 petits rectangles bleus articulés sur le mur, que le spectateur est invité à toucher et à activer. « Si je ne faisais pas de panneau avec une permission de toucher, le public n’interagissait pas vraiment », confie-t-elle. Une leçon apprise sur le terrain.
L’exposition « Trajectoires » est visible à l’ancienne maison consulaire de Mende jusqu’à mercredi prochain.
Ludovic Terol
