Collèges, lycées : les syndicats au soutien des assistants d’éducation

Ils assurent la sécurité des élèves, l’aide aux devoirs, l’accompagnement éducatif ou encore le fonctionnement des internats. En Lozère, environ 120 assistants et assistantes d’éducation (AED) travaillent dans les collèges et lycées publics du département.
Mardi dernier, des représentants de l’intersyndicale se sont mobilisés dans le cadre d’un appel national pour défendre les droits de ces personnels. Parmi leurs principales revendications : une hausse des salaires et le renforcement des effectifs.
Pour Hervé Fumel, secrétaire départemental de la FSU, le métier a profondément changé. Longtemps associé à l’image du « surveillant étudiant », il est aujourd’hui exercé par des personnes qui ont souvent choisi une nouvelle orientation professionnelle.
« Dans un département comme le nôtre, la majorité des quelque 120 AED sont des personnes qui ont choisi une seconde, voire une troisième carrière », souligne-t-il. Selon lui, leur rémunération reste « largement insuffisante au regard de l’ensemble des missions qu’elles assurent ».
Les représentants syndicaux ont également rencontré la direction départementale des services de l’Éducation nationale afin de faire remonter leurs revendications.
Parmi les sujets abordés figure la question de la CDIsation des assistants d’éducation. Les syndicats demandent notamment le déblocage de crédits pour permettre l’application d’une grille d’évolution salariale prévue par un décret obtenu en 2022.
« Dans l’académie de Montpellier, cette grille n’a pas été appliquée », explique Hervé Fumel. Selon les organisations syndicales, le rectorat justifie cette situation par l’absence de financement accordé par le ministère.
D’après les syndicats, une dizaine de postes d’assistants d’éducation manquerait actuellement en Lozère pour que les établissements ne soient plus en sous-effectif.
