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Mende: Patrice Saint-Leger dresse le bilan de ses 100 premiers jours

Fontaines en panne, horodateurs hors service, logements insalubres… Patrice Saint-Léger a pris les rênes d’une ville dans un état qu’il qualifie lui-même de dégradé. Cent jours après son élection, le maire de Mende livre un premier bilan centré sur les urgences du quotidien, tout en esquissant quelques projets d’avenir.

Une ville moins reluisante qu’annoncé

Le tableau dressé par la nouvelle équipe municipale est sévère. Sur 18 fontaines, 12 étaient à l’arrêt à l’arrivée du nouveau maire. Même proportion pour les horodateurs : six seulement sur dix-huit fonctionnaient correctement. Les bornes à incendie n’avaient pas été révisées depuis 2018. Des logements sociaux étaient devenus insalubres. L’office de tourisme avait perdu 9 000 visiteurs en trois ans.

Un audit a été commandé, en interne et auprès de la DGFIP. Les conclusions ne sont pas encore rendues. En attendant, Saint-Léger avance une explication au désordre constaté sur la voie publique : « Si les horodateurs ne fonctionnent pas, les gens se garent et apprennent à faire n’importe quoi. » Le lien entre équipements défaillants et incivilités, selon lui, n’est pas anodin.

Les fontaines, premier test

Remettre les fontaines en service est devenu l’un des symboles de ce début de mandat. Le chantier s’avère plus compliqué que prévu : les fuites sont nombreuses, les réparations prennent du temps. Le maire espère malgré tout les voir toutes opérationnelles avant l’été. Pour une ville qui mise sur le tourisme, l’enjeu est loin d’être anecdotique.

Associations : la fin du robinet automatique

La politique de subventions aux associations va être revue. Un audit est en cours pour évaluer ce que chaque structure apporte réellement à la ville. L’idée, selon Saint-Léger, est de cesser de financer des habitudes plutôt que des projets. Les grandes associations sportives ne devraient pas être impactées. Ce sont les structures moins actives, bénéficiant jusqu’ici de dotations quasi automatiques, qui pourraient voir leur enveloppe réduite ou conditionnée.

Circulation : un retour des voitures qui fait débat

La réouverture du quai de la Grande Roubeyrolle aux automobiles — à 30 km/h, avec des plots béton pour protéger les piétons — a surpris. Le maire présente la mesure comme un palliatif pour désengorger la fontaine des Casernes aux heures de pointe, en offrant une alternative aux automobilistes venant de l’avenue du 11-Novembre. Pas un grand virage, assure-t-il, mais une adaptation pragmatique. Il se dit toutefois prêt à revenir sur sa décision si les Mendois s’en plaignent. Le feu clignotant installé avenue du Pont Roupt s’inscrit dans le même essai.

Sur le front des tags, le maire se montre plus optimiste : plusieurs ont été effacés, les récidives restent limitées pour l’instant.

Des projets engagés ou en cours de réflexion

Théâtre, pont de Sirvens, enfouissement des réseaux, panneaux solaires sur les parkings… les dossiers sont déjà sur la table. Des réflexions sont également en cours sur l’aménagement du pont de la Berlière et sur la création d’un espace vert sur le pré de l’Adoration. Mais le maire assume clairement l’ordre des priorités : remettre la collectivité en état de fonctionner avant de lancer des chantiers à plusieurs millions d’euros.

Ludovic Terol

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