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Surendettée, la ligue de L’enseignement de Lozère refuse de baisser les bras

« Tout pourrait disparaître. » C’est avec ces mots que Nicolas Trotouin, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement de Lozère, résume la gravité de la situation financière de l’association.

La semaine dernière, la Ligue de l’enseignement de Lozère a tenu sa première assemblée générale depuis la révélation de ses difficultés financières. L’association fait face à une dette d’environ 300 000 euros et a été placée en redressement judiciaire.

Pour autant, ses dirigeants veulent croire en un avenir meilleur. « Un redressement judiciaire ne veut pas dire liquidation », rappelle la présidente départementale, Magalie Allié. Selon elle, cette procédure doit permettre à l’association de poursuivre son activité, de revoir son modèle économique et d’étaler ses dettes afin d’assurer sa pérennité. « On résiste, on ne s’avoue pas vaincus », affirme-t-elle.

Classes découvertes, colonies de vacances, hébergements, projets culturels ou encore actions de sensibilisation : l’association intervient auprès de nombreux publics sur l’ensemble du territoire.

Pour Nicolas Trotouin, cette mission dépasse largement le simple cadre des loisirs. « On génère du sens, explique-t-il. Notre travail consiste à permettre aux enfants de vivre ensemble, de partager des expériences, de découvrir la culture, de se former et de mieux comprendre les enjeux du vivant. »

1,2 M de budget, 100 000 euros de denrées alimentaires

Au-delà de son rôle éducatif, la Ligue souligne également son impact économique. Avec un budget d’1,2 million d’euros dont 200 000 euros de subventions locales, l’association emploie une dizaine de salariés permanents et génère une quinzaine d’emplois induits ou saisonniers. Elle affirme aussi réinjecter des dizaines de milliers d’euros chaque année dans l’économie locale, notamment à travers l’achat de denrées alimentaires, qui représente un budget de 100 000 euros, les salaires ou encore les taxes versées aux collectivités.

À Balsièges, par exemple, Nicolas Trotouin indique que la structure réinvestit chaque année 40 000 euros sur la commune, auxquels s’ajoutent 6 000 euros de taxes foncières. « Si on fait les ratios, pour deux euros qu’on nous donne , on en génère huit !. Quelle entreprise fait ça ? »

Pour tenter de surmonter cette crise, la Ligue de l’enseignement de Lozère a lancé une campagne de dons. Elle invite également les familles à inscrire leurs enfants aux différents séjours proposés cet été, un soutien jugé essentiel pour contribuer au redressement de l’association.

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