Le Pont-de-Montvert accueille sa nouvelle médecin généraliste

Le docteur Laurène Millet-Malingrey a ouvert son cabinet ce jeudi 3 septembre au sein de la maison de santé pluriprofessionnelle du Pont-de-Montvert. Une installation très attendue dans cette commune de 600 habitants, confrontée comme beaucoup de villages lozériens à la désertification médicale.
Originaire de la Meuse, Laurène Millet-Malingrey, 42 ans, exerçait déjà en zone rurale avant de poser ses valises en Lozère avec son conjoint. Un territoire qu’elle n’a pas découvert par hasard : le couple sillonne le mont Lozère depuis des années lors de ses vacances, et s’était particulièrement attaché au secteur du Pont-de-Montvert. « On a fini par trouver la maison qui nous convenait et donc l’opportunité de s’installer », raconte la praticienne.
Un engagement auprès de toute une population
Pour la nouvelle généraliste, ce choix ne doit rien au hasard. Elle revendique une conception exigeante de son métier en milieu rural : « C’est un vrai engagement vis-à-vis de la totalité d’une population et pas juste d’une patientèle. » Une pratique qui demande aussi une grande polyvalence, faute de spécialistes à proximité. « Il faut être un peu couteau suisse, il faut être capable d’être autonome sur toutes les spécialités », explique-t-elle, avant de confier à demi-mot y trouver un intérêt professionnel réel.
Un accueil qui a fait la différence
Au-delà de l’attrait pour le territoire, Laurène Millet-Malingrey insiste sur l’importance de l’accompagnement réservé aux professionnels de santé qui s’installent en milieu rural. Selon elle, il faut proposer un cadre de vie complet, et pas seulement un local professionnel : « Il faut que ce soit un choix. Attirer des professionnels de santé en milieu rural, il faut proposer un cadre de vie, qu’elle soit professionnelle ou personnelle. » Elle salue à ce titre l’accueil réservé par les élus locaux, ses futurs confrères, mais aussi ses propres voisins, spontanément venus lui proposer leur aide.
La praticienne assure désormais des consultations les lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 10 heures à 17 heures. Une présence qui vient soulager des habitants inquiets, ces derniers mois, de se retrouver sans médecin traitant. Certains patients n’ont pas hésité à faire jusqu’à trente minutes de route pour rejoindre la maison de santé, comme cette habitante de Florac venue consulter dès le premier jour.
Consciente d’être attendue dans un village où les médecins les plus proches se trouvent loin, Laurène Millet-Malingrey l’admet volontiers : « Les médecins suivants sont loin, donc oui, forcément, c’est attendu. » De quoi rassurer durablement les habitants du Pont-de-Montvert.
Ludovic Terol
