L’ADIL de la Lozère prend ses quartiers boulevard Théophile-Roussel

Après près de trente ans d’existence, l’Agence départementale d’information sur le logement s’installe dans de nouveaux locaux à Mende, plus grands, plus confidentiels et accessibles aux personnes à mobilité réduite. L’association a inauguré ce nouveau lieu aujourd’hui, au 1 bis boulevard Théophile-Roussel.
Un bureau pour chacun
C’est le premier changement, et le plus concret. Avec sept collaborateurs, l’ADIL ne disposait jusqu’ici que de trois bureaux. « Quand on a trois bureaux pour sept, il faut sans arrêt déménager, partager les espaces, et ce n’est pas toujours évident », résume la directrice, Héloïse Costes. Désormais, chacun a le sien, sans avoir à « jouer aux chaises musicales » pour permettre à un collègue de recevoir un ménage.
Les nouveaux locaux, répartis sur un rez-de-chaussée et un premier étage, s’étendent sur environ 120 mètres carrés, contre 90 auparavant. « Mais vraiment utiles et fonctionnels, précise la directrice, alors qu’on perdait beaucoup d’espace dans les précédents locaux. »
La confidentialité et l’accessibilité en priorité
Pour l’équipe, ces bureaux sont surtout un outil de travail. « Dans les sujets logement, ça touche quand même à l’intime », explique Héloïse Costes. Les visiteurs évoquent leurs projets, leurs difficultés, leurs relations parfois tendues avec un propriétaire ou un voisin, et communiquent leur revenu fiscal de référence pour étudier un projet de rénovation.
La présidente, Régine Bourgade, ne dit pas autre chose : « Le logement touche à l’intime. Nous devons donc pouvoir recevoir chacun dans des conditions qui garantissent la confidentialité, la qualité de l’écoute et la sérénité des échanges. »
Deux bureaux sont accessibles en rez-de-chaussée aux personnes à mobilité réduite et aux familles avec poussettes, ce que l’ancien site de l’avenue Foch ne permettait pas. « Pouvoir accueillir chacun dans de bonnes conditions, quelles que soient ses capacités de mobilité, fait pleinement partie de notre mission de proximité », insiste la présidente.
De 1997 à aujourd’hui : une association qui a grandi
Créée le 20 mai 1997, l’ADIL a d’abord été hébergée à la mairie de Mende, puis rue des Carces, avant de devenir propriétaire de ses locaux avenue Foch en 2008. Ces derniers sont désormais à vendre, une annonce que Régine Bourgade n’a pas manqué de lancer à l’assistance : « avis aux personnes intéressées ».
Trois présidents se sont succédé : Pierre Hugon de 1997 à 2018, Francis Courtes de 2018 à 2021, puis Régine Bourgade depuis novembre 2021. L’association, qui comptait un seul salarié à ses débuts, en emploie aujourd’hui sept.
Sa fréquentation n’a cessé de progresser. En 2025, l’ADIL a réalisé 2 717 consultations, soit 17,6 % de plus qu’en 2024, pour 3 316 thématiques traitées. Elle a aussi assuré 220 permanences sur tout le département.
Deux pôles pour un seul guichet
L’équipe est organisée autour de deux pôles. Le premier réunit les juristes spécialisées en droit immobilier, qui reçoivent le public sur les rapports locatifs, l’accession à la propriété, la fiscalité, la copropriété ou les relations de voisinage.
Le second est celui de France Rénov’. « Depuis fin 2023, une équipe de conseillers plutôt techniques, les conseillers France Rénov’, renforce la structure, puisque l’ADIL porte l’Espace conseil du même nom sur l’ensemble du département », détaille Héloïse Costes. Ils sont trois, dans le cadre du pacte territorial « Clefs pour l’habitat en Lozère », porté par le Conseil départemental et l’Anah.
Association loi 1901 agréée par le ministère du Logement, l’ADIL a été créée à l’initiative de l’État et du Département. Ce lien s’est encore renforcé depuis son rôle d’Espace conseil France Rénov’.
« Le logement est un tout »
Cette double compétence répond à une réalité : les questions de logement se mêlent. Un achat conduit vite à parler travaux et aides, une copropriété qui rénove doit penser aux charges, une isolation par l’extérieur peut soulever des questions d’urbanisme ou de voisinage. « Le logement est un tout », souligne Régine Bourgade.
Avec ces nouveaux locaux, l’ADIL espère « faire mieux, peut-être un peu plus, mais surtout faire bien : accueillir, écouter, expliquer, sécuriser les projets ». Un mot d’ordre qui résume sa mission depuis bientôt trente ans : « Informer, c’est déjà agir. »
Ludovic Terol
