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« Avant j’étais népalais… maintenant je suis français »

« Avant j’étais népalais… maintenant je suis français. »

Le caporal-chef Thapa Milan sourit, un peu ému. Engagé depuis 2018 à la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère, il fait partie des dix légionnaires qui ont reçu leur décret de naturalisation, jeudi 19 février 2026 à Mende.

La cérémonie s’est déroulée en marge de « Gévaudan 26 », l’exercice conduit par la 13e DBLE en Lozère. Dans la salle des fêtes du Département, autorités civiles et militaires entouraient les soldats pour officialiser ce passage d’un engagement militaire à une citoyenneté pleine et entière.

Sept ans d’engagement

« Ça fait sept ans que je suis à la Légion étrangère… aujourd’hui on a fait la cérémonie de naturalisation et je suis vraiment content d’avoir cette nationalité. »

Originaire du Népal, Thapa Milan vit désormais en France avec son épouse. Pour lui, cette naturalisation est une continuité logique. « On a servi ici à la Légion étrangère… c’est une nouvelle opportunité pour nous aussi, pour mieux s’adapter à la France. »

Un changement d’état civil qui ne gomme pas le parcours, mais l’inscrit dans une nouvelle appartenance.

« Dignes de devenir un de ses fils »

Face aux légionnaires, le colonel Benjamin Brunet, commandant la 13e DBLE, a rappelé la portée de cet instant. « Vous avez demandé l’octroi de la nationalité française, vous jugeant dignes de devenir un de ses fils. La France vous l’a accordée. »

En s’engageant, ces hommes avaient trouvé « une nouvelle famille ». Avec la naturalisation, ils trouvent désormais « une nouvelle patrie qu’il vous faudra servir et défendre encore au-delà de votre engagement légionnaire ».

Des mots forts, inscrits dans la tradition d’un régiment dont l’histoire est marquée par l’engagement d’étrangers au service de la France.

« Servir la France avant même d’en devenir citoyen »

La sous-préfète de Lozère, Valérie Fuscien, a salué « l’aboutissement d’un parcours d’engagement exigeant » et « la reconnaissance par la Nation d’un choix fort : celui de servir la France avant même d’en devenir citoyen ». Elle a rappelé que devenir Français par l’engagement militaire « revêt une dimension particulière, faite d’exigence, de discipline et de fidélité ».

« Par ces décrets vous êtes officiellement devenus français, mais par votre engagement, vous l’étiez déjà dans l’esprit. » Au terme de la cérémonie, les décrets sont remis. Les signatures apposées. Les applaudissements retentissent.

Pour Thapa Milan, l’instant est simple :
« Maintenant je suis français. »

Une phrase courte, mais le point d’aboutissement de sept années sous l’uniforme.

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