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Économie en Lozère. Entre stabilité et incertitudes internationales

Plus d’une centaine de chefs d’entreprise et de décideurs locaux étaient réunis mardi 31 mars à la Chambre de commerce et d’industrie pour la soirée de l’économie, coorganisée par la Banque de France et la CCI Lozère, en présence du préfet. L’occasion de dresser un bilan 2025 globalement solide pour l’économie lozérienne.

Portée par deux secteurs moteurs, l’agriculture et les services, l’activité départementale affiche une croissance estimée à 1,7 %. « Les deux grandes locomotives, c’est l’agriculture et les services. L’agriculture en Lozère se porte très bien, avec plus de 13 % de croissance annuelle. Aujourd’hui, les filières ovine et bovine, qu’elles soient orientées vers la viande ou le lait, se portent extrêmement bien, avec environ 10 % de bénéfices cumulés en 2025 par rapport à 2024. », souligne le directeur départemental de la Banque de France, Xavier Aubry.

Dans le même temps, le tissu économique demeure solide, avec 78 % des entreprises jugées en bonne à excellente santé. L’année 2025 marque aussi un record avec 603 créations d’entreprises, dont une majorité de sociétés, contre 250 radiations. L’investissement progresse légèrement (+1 %) et l’épargne des ménages continue d’augmenter (+6 %).

« Tous les entrepreneurs sont inquiets »

Mais au-delà de ce bilan encourageant, les inquiétudes se tournent vers la conjoncture internationale. Le scénario évoqué d’un baril de pétrole à 98 dollars en 2026 pourrait peser sur l’économie française, avec une croissance limitée à +0,9 % et une inflation attendue à 1,7 %.
« Tous les entrepreneurs sont inquiets de la hausse du prix du baril. On est dans une phase où l’on manque de visibilité, à court comme à moyen terme, sur les effets que cela pourrait produire. », alerte Patricia Rouffiac, élue à la CCI Lozère.

Enfin, la soirée a mis en lumière un enjeu structurel majeur : la démographie. Avec environ 500 naissances et 1 000 décès par an, compensés en partie par l’arrivée de 500 néo-ruraux, la population reste globalement stable, voire en légère baisse. Une situation qui pèse sur le marché du travail, alors même que la Lozère affiche l’un des taux de chômage les plus faibles de France, mais fait face à des difficultés de recrutement persistantes. Un signal de vigilance pour les porteurs de projets et les entreprises locales.

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