Jean Castex en Lozère pour défendre l’avenir du ferroviaire

Mercredi dernier, le président-directeur général de la SNCF et ancien Premier ministre, Jean Castex, a passé la journée en Lozère. Temps fort de ce déplacement : la visite de l’usine ArcelorMittal de Saint-Chély-d’Apcher, aux côtés de la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga.
100 millions d’euros d’investissement
Leader européen dans la fabrication de bobines d’acier électrique à très haute performance, le site fournit notamment les secteurs des mobilités électriques, équipant les TGV et des constructeurs comme Stellantis, BMW ou encore Volkswagen. Un secteur plus que porteur à l’heure de la crise pétrolière et de l’explosion des ventes de véhicules électriques.
Cette visite a également permis de rappeler l’importance stratégique de la ligne ferroviaire de l’Aubrac, essentielle à la fois pour le fret industriel et pour les usagers. Une ligne pourtant menacée de fermeture, car elle nécessite d’importants travaux pour un nombre limité de passagers. Le désormais PDG de la SNCF Jean Castex a tenu à rassurer sur les investissements à venir.
« Nous avons déjà investi plus de 100 millions d’euros dans cette ligne. Il en reste au moins autant devant nous. On a besoin du transport ferroviaire, en particulier du fret ferroviaire. Ici à ArcelorMittal, ce sont 10 000 camions qui sont évités grâce au recours au train. Il faut rénover cette voie et pour continuer il n’y a pas de secret, il faut des crédits. »
Une taxe sur les concessions autoroutières
Pour financer la modernisation du réseau, plusieurs pistes sont évoquées : la mise en place d’une taxe sur les concessions autoroutières à l’horizon 2032, la mobilisation de financements auprès de la Caisse des dépôts, ou encore l’instauration d’une taxe sur les poids lourds en transit international. La Région Occitanie, de son côté, investit déjà fortement, avec 72 millions d’euros consacrés chaque année au ferroviaire en Lozère, explique Carole Delga : « En Occitanie, nous avons des lignes qui sont complètement saturées. J’ai besoin d’avoir des lignes rénovées pour que des trains puissent rouler plus vite et comme ça avoir un cadencement supérieur et une capacité d’emport et de transport des personnes. »
Enfin, cette visite intervient dans un contexte législatif important : dans les prochains jours, le Sénat doit se prononcer sur la loi-cadre sur les transports. Un texte attendu, qui pourrait permettre de dégager les ressources nécessaires pour accélérer les investissements et soutenir la décarbonation des mobilités, en particulier dans les territoires ruraux comme la Lozère.
