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Les Rencontres Photographiques de Chirac fêtent leur 13e édition

Du vendredi 27 au dimanche 29 mars 2026, le Photo-Club de Chirac ouvre les portes de sa 13e édition des Rencontres Photographiques. Trois jours, trois lieux, des dizaines de photographes et une invitation à redécouvrir la puissance de l’image imprimée.

Trois lieux, trois univers

L’événement investit plusieurs sites de la commune. Christophe Ducrohet, secrétaire du club, résume bien l’ambition de cette organisation : «Ces trois lieux permettent aux personnes qui viennent voir l’exposition de vraiment avoir un temps long pour passer d’un lieu à l’autre avec des diversités, à la fois sur noir et blanc, couleur et les différentes thématiques qui sont proposées.»

À la Maison du Temps Libre de Chirac, les amateurs de nature seront comblés : six photographes invités y présentent leurs travaux. Michel Andrieux plonge le visiteur dans l’univers du lynx ibérique, espèce fascinante et menacée. Lauriane Galtier, traqueuse d’orages, ramène des clichés saisis aux quatre coins du monde, là où la météo se fait spectaculaire. Olivier Masson rend hommage aux paysages du Causse Méjean, Pierre Pipien joue sur les mots avec ses Paysages Pays sages, tandis que Philippe Seriot nous emmène sur Les Sentiers du silence, une déambulation photographique dans les Pyrénées. Michel Quiot, lui, revient d’Islande avec faune et paysages dans ses bagages. Gilles Bourion et Stéphane Belaïd complètent cet espace avec une mini-exposition consacrée aux fonds sous-marins des mers chaudes.

À la salle Colucci du Monastier, place au noir et blanc. François Mouriès y présente Look at me, une série sur les comédiens. Les élèves du collège Marcel Pierrel et des écoles publiques du secteur y exposent également leurs travaux, réalisés à partir de l’œuvre du grand photographe Sebastião Salgado. Paul Honnorat, vice-président du club, y présente pour sa part une mini-exposition sur le métier de vitrailliste.

Enfin, au Musée Saint-Jean de Chirac, l’Expo Club réunit les adhérents autour de deux thèmes choisis en interne cette année : Les yeux et Brumes et brouillards.

La photo imprimée, un retour aux sources

À l’heure où les images s’accumulent par milliers dans les mémoires des téléphones sans jamais être vraiment regardées, les Rencontres Photographiques de Chirac rappellent ce que la photographie a de magique lorsqu’elle prend corps sur le papier. Paul Honnorat, vice-président du club, décrit avec passion ce moment particulier : «La magie qui s’opérait quand on trempait une photo dans un bain, elle s’opère là à travers l’imprimante qui dévoile petit à petit une photo. La vraie magie, c’est quand on imprime en grand et il y a beaucoup de gens qui redécouvrent la photographie à travers ça.»

Christophe Ducrohet abonde dans ce sens et pointe une évolution de fond dans nos habitudes : «C’est vrai que le grand public n’imprime plus ou peu les photos, on les regarde sur son téléphone. Et le fait de pouvoir, à travers une exposition, les imprimer, ça redonne un petit peu un attrait à l’image. Une photo sur un papier, ça reste autre chose que sur un écran.»

Qu’est-ce qui fait une bonne photo ?

La question mérite d’être posée à l’heure où les logiciels de retouche et l’intelligence artificielle sont à portée de clic. Pour Paul Honnorat, la réponse est claire : «C’est celle qui va réellement accrocher le public. La bonne photo, c’est plutôt celle qui est prise et qu’on n’a pas besoin de retoucher à outrance. On voit des fois des travaux manipulés dans tous les sens, les couleurs qui n’ont plus rien de naturel. Quand on touche un curseur, si on a beaucoup à faire, c’est pas beau.»

Christophe Ducrohet nuance toutefois : «Ce n’est pas vraiment triché. Parfois, c’est là où la photo se rapproche de la peinture. Après, il peut y avoir dans une photo un objet qui détonne un peu parce qu’il était là, on n’a pas pu éviter au cadrage. Le logiciel permet d’enlever, ce sont les petites retouches qui n’enlèvent pas la qualité de la photo. Les puristes diront qu’une photo, ça ne se retouche pas.» Un débat qui anime visiblement les membres du club, et qui reflète la richesse des sensibilités réunies en son sein.

Et la preuve en image : l’affiche de cette édition, un portrait noir et blanc choisi démocratiquement par les adhérents, illustre parfaitement ce propos. «Un commerçant me disait : je ne sais pas pourquoi, elle est sévère cette photo, mais elle me plaît», raconte Paul Honnorat en souriant. «Il y a un peu le coup de foudre du regard.»

Des conférences pour aller plus loin

Deux conférences viennent enrichir le programme. Le samedi 28 mars à 15h, Michel Andrieux présentera son travail sur le lynx ibérique. Le lendemain, dimanche 29 mars à 15h, Lauriane Galtier racontera ses aventures de traqueuse d’orages. Les deux à la Maison du Temps Libre de Chirac. Christophe Ducrohet souligne l’intérêt de ces moments d’échange : «Quand on regarde la photo d’un exposant, parfois on a envie de pouvoir en savoir un peu plus. Ça permet à ces photographes de venir expliquer leurs démarches dans un côté pédagogique, permettant à un ensemble de personnes en même temps de profiter de ce savoir.»

Pratique

Les Rencontres sont ouvertes de 10h à 19h. Un pass donnant accès aux trois sites est proposé au tarif unique de 2 euros, boisson chaude offerte. Entrée gratuite pour les moins de 16 ans.

Lien: photo Club de Chirac

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