48 FM - InfosSujets

Municipales à Marvejols : duel entre Patricia Brémond et Nicolas Pougnet

J-3 avant le premier tour des élections municipales. Pour cette dernière ligne droite, direction Marvejols. Deux listes se présentent pour prendre la tête de la deuxième commune la plus peuplée du département.

D’un côté, Patricia Brémond, maire sortante sans étiquette, dans la continuité de son prédécesseur socialiste Marcel Merle. De l’autre, Nicolas Pougnet, classé divers droite et ex-candidat du parti d’extrême droite Reconquête.

Pour Patricia Brémond, également vice-présidente du Département, on ne change pas une équipe qui gagne. Les priorités restent les mêmes : le renouvellement du réseau d’eau potable et le désendettement de la ville. Des mesures difficiles à prendre mais indispensables, défend l’élue.

« La gestion passe par le désendettement de la ville. Quand on est arrivés en 2020, la dette était encore de 9,4 millions. Aujourd’hui, on est à moins de 5 millions d’euros. Ça nous a permis de réaliser des investissements structurants sans avoir recours à l’emprunt pour répondre aux besoins des Marvejolaises et des Marvejolais. Mais tout ça passe par une gestion rigoureuse.
Les travaux de l’eau sont peut-être impopulaires, mais les habitants de la commune ont tout à fait conscience que nous avons un réseau totalement vétuste, voire inquiétant. Quand on observe les canalisations, on se dit que nous avons frôlé la catastrophe sanitaire. Il fallait faire ces travaux, malgré certains désagréments. Mais je crois que les Marvejolaises et les Marvejolais comprennent l’enjeu. »

De son côté, Nicolas Pougnet se veut plus libéral. Il propose notamment de stopper, je cite, « la subventionnite » et d’attirer des entreprises privées et de nouveaux habitants. Pour cela, cet entrepreneur dans le secteur de la santé promet une baisse de la taxe foncière de 5 % par an.

« À Marvejols, la taxe foncière est trop élevée. On peut dire qu’on va la garder comme ça parce qu’il n’y a plus d’argent… Moi je pense qu’il faut travailler sur une vision à long et moyen terme et dire qu’on va baisser cette taxe, et que cela va attirer des gens.
Dans un premier temps, on va faire des économies. Peut-être qu’il y a des choses que nous ne sommes pas obligés de faire tout de suite. Sur 3,6 millions d’euros de revenus de taxe foncière, 5 %, ça fait 180 000 euros. Pour cette somme, nous n’allons peut-être pas faire une étude par-ci ou un parking par-là. Ce n’est pas si terrible que ça. Et il faudrait continuer l’année d’après. Petit à petit, l’augmentation de la population prendra le relais et fera croître la masse globale de cette taxe foncière et de ses revenus. »

Une mesure « populiste et irréalisable », selon Patricia Brémond. Pour en savoir plus sur les programmes complets des deux listes, rendez-vous sur les réseaux sociaux des listes Marvejols au Cœur ou Une vision pour demain.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.