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Municipales à Mende. Après la fusion des listes Saint-Léger/Soulier, la clarification pour les Mendois ?

Enième rebondissement dans cet entre-deux-tours des élections municipales à Mende. Hier matin, les candidats Patrice Saint-Léger et Emmanuelle Soulier ont annoncé unir leurs forces en présentant une liste commune. Dimanche dernier, ils avaient terminé respectivement premiers avec 34,34 % des voix et troisièmes avec 21,15 %.

Patrice Saint-Léger, candidat de la droite, proche de Laurent Wauquiez , reste naturellement tête de liste. En revanche, Emmanuelle Soulier n’occupera pas la place de première adjointe, comme c’est souvent le cas lors des fusions de listes. Avec quatre de ses colistiers, elle rejoint cette liste commune, qui fait désormais figure de favorite. L’actuelle élue d’opposition explique son choix d’une telle alliance.

« Qu’est-ce qui nous rapproche ? Peut-être la vision de faire évoluer la ville sur le plan économique, ou encore l’idée d’une gestion plus saine des finances. Il est vrai qu’il est difficile d’en parler précisément pour l’instant : il se passe tellement d’événements que je n’ai pas encore étudié son programme très en détail. Ce qui nous rapproche le plus, c’est la volonté de changement : faire en sorte qu’une seule personne ne concentre pas tous les pouvoirs et permettre à la démocratie de mieux respirer. »

De son côté, Stéphanie Maurin, tête de liste de la majorité sortante, a réagi hier dans la presse à cette fusion. La candidate arrivée deuxième au premier tour avec 32 % des voix exprime sa perplexité et dénonce une alliance contre nature.

« Cette fusion me surprend, mais en même temps pas totalement. Jusqu’au 15 décembre, il était question d’une liste commune, en tout cas c’est ce qui était annoncé. Puis, à la suite de divergences politiques assumées par Emmanuel Soulier, nous avons appris que deux listes distinctes allaient finalement se constituer. Nous savions qu’il s’agissait de valeurs humaines différentes : une liste plutôt étiquetée à droite et une autre sans étiquette. La question est donc de savoir quelles sont les raisons de ce revirement aujourd’hui. »

Dans un communiqué de presse paru ce mardi après-midi, le premier secrétaire du Parti socialiste de Lozère, François Robin apporte à nouveau son soutien à la majorité sortante et appelle à « éviter qu’un courant de droite plus radicale et autoritaire n’emporte la mairie de Mende ». Stéphanie Maurin adopte donc une nouvelle stratégie : récupérer des voix chez les abstentionnistes, à l’aile gauche d’Emmanuelle Soulier ou encore parmi certains électeurs du candidat de gauche Hermelen Péris.

Avec un peu plus de 12 % des suffrages, la candidate investie par La France insoumise, Les Écologistes et le Parti communiste français maintient sa candidature.

« Nous avons voulu maintenir notre liste, tout simplement par respect pour les électeurs et les électrices qui ont voté pour nous. Il nous paraît essentiel qu’ils puissent continuer à exprimer leur voix et leurs valeurs. Au vu des personnes que nous avions face à nous, il était impossible d’envisager une alliance avec l’une des trois listes concurrentes. »

Désormais, la course à la mairie se joue entre le bloc de droite formé par l’alliance Saint-Léger / Soulier, la liste centriste et socialiste de Stéphanie Maurin, et la gauche radicale emmenée par Hermelen Péris.

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