Rentrée judiciaire à Mende : moins de gardes à vue, mais escroqueries et délinquance itinérante en hausse

La rentrée solennelle du tribunal judiciaire de Mende a eu lieu hier matin dans la grande salle d’audience.
Une cérémonie qui a permis de dresser le bilan de l’année 2025. L’an dernier, 2 600 dossiers ont été traités, contre 2 700 en 2024. Le nombre de gardes à vue est en baisse, avec 315 mesures en 2025, contre 350 l’année précédente.
Si l’activité globale reste stable, les magistrats alertent sur l’évolution de la délinquance.
Les escroqueries numériques progressent, tout comme la délinquance itinérante, venue de départements voisins, notamment pour des vols. À cela s’ajoute une problématique liée aux stupéfiants explique Valéry Morron, procureur de la République.
Autre point d’inquiétude souligné lors de cette audience : un sentiment d’effacement de la justice, avec de plus en plus de Lozériens tentés de se faire justice eux-mêmes.
Sur le plan des effectifs, le tribunal enregistre l’arrivée de Karima Saidi, 35 ans.
Ancienne avocate, elle a été nommée substitut du procureur de la République en octobre 2025, succédant à Magali Espaze. Une arrivée qui ne suffit pas à combler les besoins du parquet, déplore Yves Gallego, président du tribunal judiciaire de Mende.
Enfin, le tribunal a fixé pour 2026 plusieurs priorités : la lutte contre le trafic de stupéfiants, les violences intrafamiliales et les infractions routières, après une année 2025 marquée par de nombreux morts sur les routes.
