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« Un père à aimer » : dire l’indicible, entre rires et émotions

[crédit photo: Hélène Segard]

Un voyage intime dans la France de 1998

Peut-on dire « je t’aime » à son père ?
La question est au cœur du spectacle Un père à aimer, présenté ce soir à 20h à la salle des fêtes de Saint-Sauveur-de-Peyre, dans le cadre du festival Contes et Rencontres.

Sur scène, le comédien Michaël Louchard incarne seul une dizaine de personnages dans un récit adapté de son propre roman.

L’histoire débute le 12 juillet 1998. Alors que la France célèbre sa victoire en Coupe du monde, Guillaume découvre, à quatre heures du matin, deux messages sur son Nokia 5130.
Le premier : sa femme vient d’accoucher avec trois semaines d’avance.
Le second : son père a fait un AVC dans le sud de la France.

Il doit choisir. Aller voir son fils… ou son père.

Transmission, fil rouge du spectacle

Pour le comédien, le thème de la transmission est central.

« Complètement… transgénérationnel notamment avec les souvenirs d’enfance, les souvenirs avec les grands-parents, et puis ce qu’on laisse nous-mêmes ensuite aux enfants. »

Le spectacle explore la parentalité, l’amitié, l’amour et ces relations père-fils souvent complexes. Guillaume décide d’aller voir son père pour « régler ses comptes », dans l’espoir de pouvoir ensuite construire une relation apaisée avec son propre enfant.

Un récit haletant, où l’humour côtoie l’émotion.


Un seul en scène très cinématographique

Écrit en 2018, le roman a été adapté en seul en scène d’une heure dix.

« Résumer 300 pages en un seul en scène, il fallait faire des choix », explique Michaël Louchard.

La mise en scène, qu’il qualifie de « très cinématographique », alterne les personnages et les émotions : drôlerie d’un ami jovial, tension dramatique dans la chambre d’hôpital du père.

« Les émotions de l’un ne sont pas forcément les mêmes que celles de l’autre… En passant d’un personnage à l’autre, ça déclenche le rire. Mais parfois, ça touche aux tripes et au cœur. »

Aller vers le public

Habitué des scènes nationales, Michaël Louchard dit apprécier particulièrement le principe itinérant du festival.

« Aller au contact des gens, j’aime ça… raconter des histoires au coin du feu, c’est une idée qui me plaît. »

Après Saint-Sauveur-de-Peyre ce soir à 20h, le spectacle sera joué demain à 20h30 à la salle des fêtes de Saint-Étienne-du-Valdonnez, puis vendredi à 20h30 à Arzenc-de-Randon.

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