À Mende, le ministre de la Transition écologique défend l’industrie verte et prépare un plan plastique

« Opposer économie et écologie est une aberration ! » Le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre a tenu à affirmer cette ligne vendredi dernier à Mende, lors de l’inauguration d’une usine de surtri portée par Environnement Massif Central. Le déplacement s’inscrit dans une volonté gouvernementale de valoriser l’industrie environnementale comme un secteur stratégique.
Une transition écologique assumée comme levier économique
Sur place, le ministre a défendu une lecture très économique de la transition écologique, qu’il présente comme un moteur de croissance et d’innovation. « Une usine sur deux qui ouvre est une industrie verte. Les emplois issus de l’industrie verte croissent deux fois plus vite que la moyenne nationale, donc il faut évidemment qu’on continue à développer cette filière. », souligne-t-il.
Dans un contexte international marqué par les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, il a également insisté sur la dimension stratégique du secteur, estimant que l’industrie circulaire permet aussi de réduire les dépendances du pays, en particulier sur les matières premières.
Un « plan plastique » en préparation
Cette visite a aussi permis d’évoquer la future stratégie nationale sur les plastiques, qui doit être présentée dans les prochaines semaines. Deux réunions sont prévues fin juin et début juillet pour en préciser les contours.
Le gouvernement veut agir à plusieurs niveaux. Le ministre a notamment insisté sur la hiérarchie des priorités, rappelant que « le meilleur des plastiques, c’est d’abord celui qu’on ne consomme pas ». Il défend ainsi une approche en trois temps : « Il faut agir sur la sobriété des usages, sur les conceptions des emballages, et sur le développement d’une filière du réemploi. »

15 000 tonnes de plastiques traitées chaque année
Le site inauguré à Mende est développé en partenariat avec Citeo. Il s’agit du troisième centre de surtri de ce type en France, conçu pour optimiser le tri des plastiques issus des poubelles jaunes.
Les déchets plastiques sont d’abord regroupés avant d’être triés par familles de matériaux, notamment le polyéthylène et le polypropylène. Comme l’explique le président d’Environnement Massif Central, Olivier Alle, « On fait un concentré des plastiques . Ensuite, on fait du broyage et du lavage afin d’en finir pour faire un granulé qui peut être réutilisé dans l’industrie. » Entièrement robotisée, l’installation doit traiter environ 15 000 tonnes de plastiques par an. L’investissement est estimé à 15 millions d’euros.
