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Carte scolaire 2026 en Lozère : un moratoire arraché, des fermetures entérinées

Le Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN) s’est réuni ce 16 avril pour arrêter définitivement la carte scolaire lozérienne pour la rentrée 2026. Si la FSU-SNUipp48 salue l’obtention d’un moratoire sur les fermetures dans les petites écoles, le syndicat dénonce des décisions insuffisantes et un refus d’entendre les réalités du terrain.

Un moratoire obtenu, des fermetures qui demeurent

Pour la première fois, le DASEN a acté le principe d’un moratoire sur les fermetures de classes dans les écoles de trois classes ou moins — une avancée revendiquée par la FSU-SNUipp48 comme le fruit direct de sa mobilisation auprès des élus et des familles. Mais, d’après le syndicat, cette victoire symbolique ne saurait masquer les insuffisances du projet final.

Pour la FSU-SNUipp48, le cas le plus criant reste celui de Sainte-Colombe-de-Peyre, où l’administration a refusé de rouvrir une deuxième classe pourtant fermée dès septembre dernier. À la rentrée prochaine, vingt élèves de la toute petite section au CM2 se retrouveront réunis dans une seule classe unique.

Les fermetures à Chanac et au Monastier confirmées

Les fermetures à Chanac et au Monastier ont par ailleurs été confirmées. En contrepartie, l’ouverture d’une cinquième classe à Grandrieu a été actée, ainsi que trois postes « hors la classe » destinés à l’inclusion scolaire. Dans un communiqué, la FSU maintient sa position : « Une école pour tous et la réussite de l’inclusion passe en priorité par des moyens et créations de classes devant les élèves. »

La Lozère, bonne élève dans un pays en retard

La FSU-SNUipp48 a tenu à replacer les chiffres lozériens dans leur contexte. Avec 14 élèves en moyenne par classe, le département s’aligne exactement sur la moyenne des pays de l’OCDE. C’est la France entière, à 22 élèves par classe, qui fait figure de mauvaise élève. Les arguments démographiques avancés pour justifier les fermetures sont jugés disproportionnés : si les effectifs du premier degré ont chuté de 15 % en dix ans, les projections de la DEPP tablent sur un rythme identique pour la prochaine décennie, un phénomène connu et déjà intégré.

Élaboré en lien avec la rectrice le projet a suscité un vote plus partagé que l’an dernier, où l’opposition avait été unanime. En marge des débats, le Conseil Départemental a par ailleurs lancé la procédure de fermeture de l’UPP de Sainte-Enimie, en sollicitant l’avis du CDEN.

Ludovic Terol

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