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Éducation complète à la sexualité : « On sent une frilosité »

Le Planning familial tire la sonnette d’alarme concernant l’éducation complète à la sexualité. La structure a récemment publié un rapport pointant les oppositions européennes qui menacent l’Éducation complète à la sexualité (ECS), également appelée Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), une approche qui aborde ces questions sous un angle social, émotionnel et physique.

Elsa Lescure, chargée de mission au Planning familial de la Lozère, donne le ton. « Il y a une montée en puissance d’attaques par des mouvements que l’on appelle anti-genre ou anti-choix, qui sont extrêmement structurés et financés, notamment par la philanthropie catholique. Ça peut être des soutiens à des partis politiques, la mobilisation de parents ou encore du lobbying auprès des instances européennes. »

Une stratégie d’influence qui se mesure jusqu’en Lozère, poursuit-elle. « On sent une frilosité et une crainte des réactions de certains parents, qui pourraient refuser que leurs enfants participent à ces séances. Le premier programme scolaire d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, mis en place théoriquement depuis la rentrée 2025, a vu certains enseignements retirés sous la pression de ces groupes. »
Une période trouble et inquiétante pour le Planning, avec notamment des financements qui pourraient baisser. Un risque, à terme, pour la mise en place de ces interventions en milieu scolaire, alors qu’en France, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle est aujourd’hui obligatoire.

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