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Mende. La nouvelle majorité vote à la hausse les indemnités des élus

Mercredi dernier avait lieu le dernier conseil municipal de la ville de Mende. Au programme de ce rendez-vous figurait notamment le vote des indemnités du maire, de ses adjoints ainsi que des conseillers délégués. Régi par l’article L2123-22 du Code général des collectivités territoriales, le régime indemnitaire des élus est calculé à partir d’un pourcentage de l’indice brut terminal de la fonction publique.

Un pourcentage que la nouvelle équipe à la tête de Mende a décidé d’augmenter. Pour le maire, Patrice Saint-Léger, cet indice brut terminal passe de 48 % sous l’ancienne mandature à 60 % de 4 110,52 euros brut. Après majoration, (majoration de chef lieu de département 25% et majoration station classée 25%) il passe de 72,78% sous Régine Bourgade à 90% pour Patrice Saint-Leger.

Les deux premiers adjoints, Ginette Brunel et Marc Schwander voient également leur taux augmenter après majoration de 11,81 et 20 points pour atteindre 40,50%. (François Robin étant à 28,69% et Françoise Amarger Brajon à 20,25%)

Les autres adjoints sont passés de 20,25 à 22,50 soit 2,25 points sauf pour le 7ème adjoint Laurent Suau qui ne touchait pas d’indemnités, tandis que Laurine Fonchini est à 22,50%.

Des augmentations vivement critiquées

Lors de la délibération, l’opposition n’a pas tardé à faire entendre son mécontentement. « C’est un choix qui me surprend puisque, lors de la campagne électorale, l’une des mesures mises en avant par la liste de Patrice Saint-Léger était la baisse du train de vie des élus. Je suis stupéfaite », explique l’élue d’opposition, Stéphanie Maurin.

De son côté, la majorité souligne des augmentations tout à fait légales et justifiées. « La loi le permet », répond Patrice Saint-Léger dans l’assemblée, faisant référence à la loi Gatel votée en décembre 2025. L’édile met également en avant une rétribution en dessous des seuils maximum autorisés, fixés à 67,60 % pour le maire et à 28,60 % pour les adjoints. « Aujourd’hui, on peut parler d’une augmentation, mais elle est contenue et acceptable. »

De son côté, le président du Département, Laurent Suau, désormais relégué dans l’opposition, fustige une décision problématique dans un contexte de crise économique. « Alors que tous les Mendois et les Mendoises souffrent pour faire le plein de carburant, ces augmentations sont un très mauvais message ! » Malgré 6 voix contre, la délibération a été adoptée par le nouveau conseil municipal.

Thomas Emmler

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