La piscine de Mende hors service jusqu’en juillet, le temps de changer une centrale vieillissante

Fermée depuis le 20 avril pour le remplacement de sa centrale de traitement d’air, la piscine de Mende devrait rouvrir début juillet. Le maire en profite pour évoquer un projet d’agrandissement.
Sous le toit de la piscine Marceau-Crespin, les bassins sont vides et silencieux. Depuis le 20 avril, l’établissement est fermé au public. En cause : le remplacement de la centrale de traitement d’air, pièce maîtresse du bâtiment, installée à l’origine il y a quarante ans et jamais remplacée depuis.
Un organe vital hors d’âge
Hervé Cesco, directeur des services techniques de la Ville de Mende, explique le rôle de cet équipement : la centrale aspire l’air extérieur, le réchauffe, puis le distribue via des gaines souterraines vers les vestiaires et autour du bassin. Sans elle, le bâtiment se dégraderait rapidement — et la baignade deviendrait impossible. « S’il n’y a pas le traitement d’air, ce n’est pas bon pour le bâtiment lui-même, et puis c’est par rapport à tous les baigneurs — il faut que l’air soit sain, on ne peut pas nager avec de l’air vicié », résume-t-il.
La décision de remplacer l’équipement s’est imposée d’elle-même. L’an dernier, une pièce avait déjà lâché — et le fournisseur d’origine ne fabriquait plus les pièces de rechange. « C’était la centrale qu’il y avait à l’origine. Donc c’est 40 ans qu’elle était là », rappelle Hervé Cesco. La vétusté avait eu raison de l’équipement.
Réouverture début juillet
L’entreprise chargée des travaux a déjà commencé l’installation de la nouvelle centrale. Plusieurs semaines de chantier sont encore nécessaires, mais la réouverture est envisagée pour début juillet. En attendant, les clubs de natation mendois ont trouvé refuge dans les piscines de Langogne, Marvejols et Saint-Chély-d’Apcher.
Et demain, un bassin en plus ?
La visite du chantier a été l’occasion pour le maire Patrice Saint-Léger d’afficher ses ambitions pour l’équipement. Convaincu que la natation est une compétence essentielle — « les enfants doivent absolument savoir nager quand il sortent de l’école primaire » —, il n’exclut pas d’agrandir la piscine. « Pourquoi pas doubler le bassin, puisque la fréquentation aujourd’hui devient importante », a-t-il déclaré. Une piste encore à l’état de réflexion, mais que le maire pose clairement sur la table.
Ludovic Terol
[Photo FB P. St Leger]
