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Grève du 5 novembre : en Lozère, les syndicats attendent une forte mobilisation sur les salaires

Après des semaines de mobilisation de la jeunesse et de manifestations contre la vie chère, les salariés du public comme du privé sont appelés à faire grève et à manifester jeudi 5 novembre. En Lozère, la CGT et la FSU parlent d’un ras-le-bol général. Elles évoquent aussi le lieu du rassemblement à Mende, sur lequel la préfecture dit n’avoir rien interdit.

Une mobilisation à l’appel de tous les syndicats

Lancé début octobre par l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU), l’appel à la grève a depuis été rejoint par l’ensemble des organisations. C’est la première fois depuis la rentrée que la mobilisation concerne à la fois le privé et le public. Les revendications portent sur l’augmentation des salaires, la sauvegarde des services publics, la défense de l’emploi et une meilleure répartition des richesses, pour les salariés, les jeunes et les retraités.

« Les gens ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois »

Pour Hervé Fumel, secrétaire départemental de la FSU Lozère, « le contexte se prête à une très forte mobilisation ». Il décrit des salaires sous pression dans le privé et un gel du point d’indice des fonctionnaires déjà annoncé pour 2027. « Tout le monde a de grosses difficultés à vivre au quotidien de son travail », résume-t-il.

Même constat à la CGT. Son secrétaire départemental, Philippe Gibelin, dénonce une politique qui, selon lui, « appauvrit la population » et « enrichit les ultra-riches ». À six mois de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, il voit dans cette journée un message adressé aux futurs gouvernements : « Il y a des gens prêts à se soulever, et on ne se laissera pas faire. Ce n’est plus possible de vivre comme ça. » Il est convaincu que la journée sera « réussie ».

Un désaccord sur le lieu du rassemblement

Les syndicats avaient déposé une demande de rassemblement place Urbain-V, point de départ habituel des manifestations à Mende. Selon Hervé Fumel, un retour leur a indiqué un refus de la préfecture et une proposition de lieu plus éloigné du centre-ville. Il affirme que les syndicats se rassembleront malgré tout place Urbain-V et assureront eux-mêmes la sécurité du cortège si nécessaire. La préfecture, elle, dément avoir interdit le rassemblement.

Les deux responsables rappellent que les précédentes manifestations lozériennes se sont déroulées sans incident, y compris celles qui ont réuni plusieurs milliers de personnes, comme contre la réforme des retraites.

Ludovic Terol

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