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Lozère : deux communes rattrapées par les urnes ce dimanche

Albaret-le-Comtal et Saint-Juéry organisent des élections municipales le 14 juin. L’une n’avait trouvé aucun candidat en mars, l’autre a vu son conseil municipal s’effondrer en quelques semaines. Deux situations inédites dans le nord du département.

Albaret-le-Comtal : personne ne voulait se présenter

En mars 2026, pendant que des dizaines de millions de Français votaient pour leurs élus municipaux, les 131 habitants d’Albaret-le-Comtal, petit village du nord de la Lozère, n’ont pas eu à se déplacer. Aucune candidature n’avait été déposée. La préfecture a donc fixé une nouvelle date : le 14 juin, pour élire un conseil municipal de onze membres. Un second tour est prévu le 21 juin si nécessaire. Deux listes sont cette fois en lice : celle d’Éric Maury, avec onze candidats, et celle d’Arnaud Brunel, qui en compte dix.

Le préfet de la Lozère, Gilles Quénéhérvé, se veut rassurant :

« On espère cette fois-ci pouvoir avoir un maire, puisque malheureusement on s’est retrouvé au dernier moment avec des communes qui ne disposaient pas d’un nombre suffisant de listes pour candidater. Sur Albaret, il y avait évidemment une entité qui s’est mise en place pour gérer le quotidien. Et maintenant on va repartir sur un fonctionnement normal avec des élections, un maire élu, des élus. »

Saint-Juéry : six démissions en cascade

À quelques kilomètres de là, Saint-Juéry — 53 habitants, frontalier du Cantal — présente un tout autre cas de figure. Les élections de mars s’y étaient bien tenues, et sept conseillers municipaux avaient été élus sur liste unique. Mais dès le conseil municipal du 11 avril, les démissions s’enchaînent : le maire, sa deuxième adjointe, puis quatre autres élus. Six départs sur sept en l’espace de deux jours. Insuffisant pour maintenir le conseil en état de fonctionner. La préfecture a donc convoqué une élection partielle complémentaire ce 14 juin, pour élire cinq conseillers au minimum. Une seule liste se présente, conduite par Laurent Crépin.

Le préfet l’assure : l’État sera au rendez-vous après le scrutin. « Tout ça fera l’objet d’une rencontre avec ces élus pour leur préciser les choses et leur faire cette offre de services. On va vous accompagner. »

Ludovic Terol

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