Manifestation interprofessionnelle : les psychologues dénoncent le dispositif « MonPsy »

Uber Psy non merci.. C’est ce que l’on pouvait lire sur l’une des pencartes brandies dans le cortège de la manifestation interprofessionnelle qui s’est tenue jeudi dernier à Mende. Environ 200 manifestants ont répondu à l’appel des trois syndicats FSU, CGT et Solidaires de Lozère. Parmi eux donc : des psychologues. Depuis un an, la profession se mobilise partout en France pour dénoncer le dispositif MonPsy. Mis en place par le gouvernement après la crise covid, celui-ci propose certes des séances gratuites chez le psychologue mais dans un cadre bien spécifique : limitée à 8 par an pour les adultes, et pas plus de 4 pour les enfants, les séances doivent être prescrites par un médecin. Enfin, elles ne concernent que les souffrances psychique dites “légère à modérée”, et non celles impliquant des risques suicidaires.

Un dispositif jugé inadapté voire excluante par les professionnels, comme en témoigne Laetitia Zamorano, psychologue dans la fonction publique, secteur enfant à Saint-Chély :


Laetitia Zamorano

Une politique libérale que fustige également son collègue, Charly Hay, psychologue à l’hôpital public de Saint-Alban, qui soupçonne le gouvernement de faire avec ce dispositif des économies dans le secteur public

Charly Hay

Preuve que le dispositif ne convient pas aux psychologues basés en Lozère : à ce jour un seul d’entre eux est inscrit sur la plateforme MonPsy, sur la quarantaine présents sur le départements, en libéral et secteur public confondus.

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