Marie-Pierre Vedrenne salue en Lozère l’engagement des jeunes sapeurs-pompiers et des cadets de la gendarmerie

La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté s’est rendue à Marvejols puis au Clos du Nid, vendredi 18 septembre, pour remettre le prix de la citoyenneté et du civisme aux jeunes engagés dans les rangs des pompiers et de la gendarmerie lozériens, aux côtés de la députée Sophie Pantel.
Marie-Pierre Vedrenne a consacré sa journée du vendredi 18 septembre à deux formes d’engagement de la jeunesse lozérienne. D’abord à Marvejols, puis au Clos du Nid dans l’après-midi, elle a remis en personne le prix de la citoyenneté et du civisme à des jeunes sapeurs-pompiers et à des cadets de la gendarmerie.
Au préalable, un temps de recueillement avait marqué le début de la journée : un hommage national était rendu, partout en France au même moment, à deux sapeurs-pompiers tués cet été dans les incendies survenus en Gironde.
Un modèle qui repose sur les volontaires
À la caserne de Marvejols, la ministre a d’abord retrouvé les Jeunes sapeurs-pompiers venus du Bleymard, de Villefort et de Marvejols, qui lui ont fait une démonstration de secours à personne et d’extinction d’incendie, en présence des familles et des élus locaux. Une soixantaine de jeunes suivent chaque année ce parcours de formation en Lozère, encadrés par des sapeurs-pompiers volontaires.
Marie-Pierre Vedrenne a fait le lien avec une spécificité du département, qu’elle dit connaître grâce à ses échanges avec la députée Sophie Pantel, ancienne présidente du Sdis 48 :
« On sait que ça repose très, très, très fortement sur les volontaires. Être présente aujourd’hui, c’est saluer l’engagement de nos sapeurs-pompiers, mais aussi des cadets de la gendarmerie, de tout un écosystème qui vise à protéger et à assurer la sécurité. »
Sophie Pantel rappelle le tribut payé par les pompiers
À ses côtés, la députée de la Lozère est revenue sur les épreuves de l’été. Si l’hommage du jour concernait deux sapeurs-pompiers, elle a tenu à replacer ce chiffre dans un bilan plus large :
« Je voulais vraiment saluer le travail qui a été mené cet été, mais comme chaque année, rappeler qu’il y a eu quatre sapeurs-pompiers décédés. C’est vrai qu’aujourd’hui, il y a un hommage pour deux sapeurs-pompiers en Gironde, mais c’est quatre. »
Selon elle, ce bilan doit pousser à investir davantage dans la culture du risque et la prévention, plutôt que dans le seul renforcement des moyens d’intervention. Une grande partie des feux, rappelle-t-elle, finit par être maîtrisée, mais ce sont les incendies les plus difficiles à contenir qui posent aujourd’hui le plus de problèmes. C’est le sens du rapport qu’elle s’apprête à remettre, avec six autres parlementaires mandatés par Sébastien Lecornu, autour de la prévention et de l’anticipation des feux de forêts.
Interrogée sur une possible professionnalisation plus poussée des pompiers en Lozère, la ministre a défendu l’équilibre du système français :
« La force du modèle français de sécurité civile, c’est qu’il repose sur cet alliage entre professionnels, entre volontaires, mais aussi militaires. Il faut travailler sur la professionnalisation, mais l’un ne doit pas s’opposer à l’autre. Je le redis, neuf départs d’incendie sur dix sont dus à des activités humaines. »
Sophie Pantel s’est quant à elle montrée plus tranchée, écartant l’idée de substituer des professionnels aux volontaires. Elle pointe le coût d’un tel changement de modèle, ainsi que les effets observés dans certains pays voisins, où cette bascule s’est accompagnée d’un désengagement progressif de certains territoires ruraux — une évolution qu’elle juge inadaptée à l’habitat dispersé de la Lozère :
« Ce qui fait la force de notre modèle de sécurité civile, et qui a plutôt bien résisté, c’est de conserver le modèle mixte que l’on a. »
Direction ensuite le Clos du Nid, où la ministre a échangé avec les cadets de la gendarmerie du Gévaudan, avant un moment partagé avec les résidents du site.
Une cérémonie tournée vers l’avenir
La journée s’est refermée sur une cérémonie de remise des médailles du Mérite. Pour la ministre, ce moment ne clôt rien : il doit au contraire pousser les jeunes récompensés à continuer à s’investir, que ce soit dans la lutte contre les incendies, la vie associative, ou encore auprès d’autres jeunes, sur des sujets comme le harcèlement ou les risques liés aux réseaux sociaux.
Ludovic Terol &Thomas Emmler
