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Rentrée scolaire en Lozère : Emmanuel Macron à Mende, entre nouveautés nationales et spécificités rurales

Ce mardi 1er septembre marque la rentrée pour 3770 écoliers et 2270 collégiens lozériens, en légère baisse par rapport à l’an dernier. Un jour particulier puisque le président de la République et le ministre de l’Éducation nationale se rendent au lycée Chaptal de Mende. L’occasion de faire le point sur les nouveautés de l’année avec David Raymond, directeur académique des services de l’Éducation nationale de la Lozère.

Une rentrée sous le regard de l’État

Le chef de l’État sera au lycée Chaptal de Mende ce 1er septembre, pour une visite qui doit inclure une rencontre avec une classe de seconde, une présentation du dispositif « portable interdit », un déjeuner au réfectoire, puis un passage à la faculté d’éducation de l’université de Montpellier, site de Mende. Un déplacement qui, selon David Raymond, « montre tout l’attachement de l’État aux territoires ruraux, même très ruraux, tels que la Lozère ».

Des effectifs en baisse continue

Côté chiffres, la rentrée confirme une tendance déjà observée les années précédentes. Le département attend 3770 élèves dans les écoles publiques du premier degré, soit environ 60 de moins que l’an passé, et 2270 collégiens, également en recul d’une soixantaine d’élèves. Une baisse « assez constante depuis quelques années », selon le directeur académique, qui s’inscrit dans un mouvement national : selon une étude de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) publiée en avril dernier, la France devrait perdre 1,7 million d’élèves entre 2025 et 2035, tous niveaux confondus. En Lozère, le recul attendu sur la période est de 16 %.

Une évolution démographique à anticiper, mais qui s’accompagne d’un atout de taille pour le département : un taux d’encadrement particulièrement favorable, avec une moyenne de moins de 14 élèves par classe dans les écoles lozériennes, contre 21 à 22 en moyenne nationale et 19 dans les territoires ruraux français.

Portable interdit : la Lozère déjà rodée

Parmi les mesures phares de cette rentrée au niveau national, annoncées par le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, l’interdiction du téléphone portable s’étend désormais aux lycées, après la promulgation de la loi le 25 août. Chaque établissement doit adapter son règlement intérieur, avec des exceptions possibles.

En Lozère, la mesure ne prend personne au dépourvu : dans les douze collèges publics du département, l’usage du portable était déjà interdit, y compris dans les internats, où seuls des créneaux limités permettent une utilisation encadrée. Pour les lycées, la nouveauté consiste à ne plus autoriser l’appareil, même posé sur le bureau. Au lycée Chaptal de Mende, où se rendra le président de la République, le dispositif était déjà expérimenté l’an dernier avec un casier de dépôt en début de cours. Chaque établissement doit construire son organisation avec les élèves, notamment via le comité de la vie lycéenne.

Groupes de niveau facultatifs, examens le matin

Autre assouplissement national : les groupes de niveau en français et mathématiques, en sixième et cinquième, deviennent facultatifs. En Lozère, plusieurs collèges devraient toutefois les maintenir, voire les étendre à la quatrième, au vu des bénéfices constatés depuis deux ans, en particulier pour préparer les élèves de troisième au brevet.

Après la canicule de mai et juin derniers, le ministère a également confirmé qu’à partir de 2027, la quasi-totalité des épreuves écrites du brevet et du baccalauréat se dérouleront le matin, à l’exception de certaines épreuves professionnelles et technologiques plus longues.

Renforcer la prévention des violences

Le ministère intègre par ailleurs de nouvelles questions sur les violences sexistes et sexuelles au questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire. En Lozère, ce questionnaire, adapté selon l’âge des élèves, sera diffusé dans tous les établissements début novembre, avec la possibilité pour chaque enfant de rester anonyme ou de s’identifier. Une cérémonie commémorative autour du 11 novembre devient par ailleurs obligatoire pour tous les élèves, du CM1 à la terminale. Enfin, un élève pourra être contraint de changer d’établissement si le comportement d’un parent perturbe gravement son fonctionnement — une mesure sur laquelle David Raymond se veut mesuré : « en Lozère, on n’est pas vraiment confronté à ça, mais il ne faut pas le nier. »

Ludovic Terol

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