Le Raster Electric Campfire souffle ses bougies à Bagnols-les-Bains

Les 28 et 29 août, le théâtre municipal O(l)tto Ladusch de Bagnols-les-Bains accueille la troisième édition lozérienne du Raster Electric Campfire. Porté par la Cie d’Autres Cordes, le label berlinois Raster et le Rudeboy Crew, ce rendez-vous dédié aux musiques électroniques célèbre cette année les 30 ans du label.
Un festival né du label, pour ses 30 ans
Le Raster Electric Campfire n’est pas un festival comme les autres : il est directement lié à l’histoire du label allemand Raster, référence internationale des musiques électroniques depuis 1996. « C’est en gros le camp d’été du label de musique électronique qui s’appelle le Raster », résume Fif, chargée de communication de l’association Rudeboy Crew qui accueille le festival. Un événement itinérant qui existe depuis une vingtaine d’années et qui, après une décennie à la Villa Massimo de Rome puis plusieurs escales en Europe, pose ses valises à Bagnols-les-Bains pour la troisième fois. Cette édition prend une saveur particulière puisqu’elle marque les 30 ans du label Raster, à l’origine de concerts et de collaborations artistiques dans le monde entier.
Au programme : des concerts live, des shows audiovisuels, des rencontres et des formes performatives, dans un même esprit de dialogue entre son et image.
Une programmation venue des quatre coins du monde
Point fort de cette édition, la diversité des artistes invités. « Il y a cette année des gens qui viennent de Taïwan, de Hongrie, des États-Unis, aussi de Russie ou d’Italie », détaille Fif. Le festival accueille aussi des figures plus proches, à commencer par Franck Vigroux, qui présentera en Lozère l’une des premières de son nouveau projet Z&F, en duo avec le performeur vocal Zl!ster, venu d’Atlanta. « Il va y avoir de la parole aussi du hip-hop, ce qui est toujours rare dans ces formes-là de musique », souligne-t-elle.
Autre duo attendu : Annabelle Playe et le contrebassiste Marc Siffert, passé par le Conservatoire de Montpellier et enseignant à Genève. « Il va y avoir cette dichotomie-là avec la musique hyper électronique d’Annabelle Playe et la formation plus classique du contrebassiste », précise Fif, qui confie également son impatience de découvrir en live les créations visuelles du Taïwanais Lai Tsung Yun.
Deux jours, deux ambiances
Le jeudi 28 août, les portes du théâtre ouvrent à 19h pour des concerts qui démarrent aux alentours de 21h et se poursuivent jusqu’à 2h du matin. Le vendredi 29 août, place à un après-midi entièrement gratuit, avec rencontres et trois concerts en accès libre, avant la réouverture des portes à 19h pour quatre concerts payants, jusqu’à 2h du matin également.
Infos pratiques
La billetterie est disponible en ligne, avec un tarif préférentiel jusqu’au 27 août. Toutes les informations sont à retrouver sur www.festivaldolt.org et sur les réseaux sociaux du festival.
Ludovic Terol
