Les travaux du centre technique départemental lancés à Châteauneuf-de-Randon

Attendu depuis plus de dix ans, le futur centre technique du Département va sortir de terre à Châteauneuf-de-Randon. Un investissement de 3,6 millions d’euros pour remplacer un bâtiment vétuste et améliorer les conditions de travail des agents routiers.
C’est un dossier qui aura mis du temps à aboutir. Après une décennie de démarches, le chantier du futur centre technique départemental de Châteauneuf-de-Randon entre enfin dans sa phase concrète. Les travaux, qui doivent durer dix-huit mois, permettront aux agents de s’installer dans leurs nouveaux locaux à l’automne 2027.
Pour Laurent Suau, président du Conseil départemental, l’enjeu dépasse le simple bâtiment : « il y a une question ici essentielle sur la qualité des routes, l’entretien des routes, il y a une question sur la viabilité hivernale », rappelle-t-il, précisant que le secteur culmine à 1 200 mètres d’altitude.
Un bâtiment à bout de souffle
Les équipes travaillaient jusqu’ici dans une structure devenue inadaptée, héritée du transfert de compétences de l’État vers le Département en 2006. « La majeure partie, il y a beaucoup de travaux à faire », résume Laurent Suau, qui évoque le choix d’abandonner l’ancien site pour « construire quelque chose de neuf, de beaucoup plus fonctionnel ».
Le Département a dû composer avec une indivision foncière complexe avant de trouver un nouveau site, sur la commune de Châteauneuf-de-Randon — un déménagement qui ne pose pas de problème pour Francis Gibert, maire d’Arzenc-de-Randon et conseiller départemental : « on est des communes rurales, hyper rurales, et on a besoin de développer ces projets », explique-t-il, ajoutant qu’Arzenc-de-Randon ne disposait pas de terrain disponible pour l’accueillir.
Un chantier qui profite au territoire
Le projet représente un investissement de 3,6 millions d’euros, financé intégralement par le Département. « On n’a pas d’accompagnement, on n’a personne qui est venu nous aider, l’État ne nous a pas aidé, l’Europe non plus », souligne Laurent Suau.
Vingt-quatre entreprises, majoritairement lozériennes, participeront à sa construction. Un choix assumé, salué par Francis Gibert : « c’est une aubaine pour nos entreprises lozériennes qui ont du travail, qui sont des entreprises de qualité (…) et c’est tout le tissu qui fonctionne mieux sur nos communes rurales. »
Des équipements pensés pour aujourd’hui
Le futur centre comprendra cinq alvéoles pour les véhicules, un atelier de maintenance, des bureaux et deux chambres permettant aux agents de rester sur place lors des épisodes hivernaux. Jérôme Portal, directeur des bâtiments et du patrimoine au Département, détaille : les alvéoles auront « des caractéristiques dimensionnelles adaptées aux nouveaux engins », plus gros et plus performants.
Nouveauté notable : des vestiaires distincts sont prévus pour accueillir des équipes mixtes. « On a de plus en plus de femmes qui s’intéressent au métier du travail public », observe Jérôme Portal, qui y voit « une mesure en faveur de l’hygiène et de la sécurité que porte le président du Département envers tous ses personnels ».
Autre avantage attendu : la possibilité de réparer certains engins directement sur place, sans devoir les redescendre à Mende. « C’est aussi des réparations qui peuvent se faire l’hiver (…) pour qu’il soit opérationnel dès le lendemain matin », précise le directeur des bâtiments.
Le premier d’une longue série
Ce chantier n’est qu’un début. Sur les 24 centres techniques que compte le Département, plusieurs arrivent en fin de vie. « Vingt ans après, nous avons beaucoup de constructions, de réhabilitations et de reconstructions à mener », reconnaît Laurent Suau. D’autres projets, voire des regroupements de centres, sont déjà à l’étude.
Ludovic Terol
