48 FM - InfosSujets

21 ans et déjà engagé : le pari solidaire du jeune boucher de Mende

À la boucherie Bonnal, en plein cœur de Mende, un jeune artisan de 21 ans a décidé de mettre son commerce au service d’une cause qui le touche personnellement. Pendant trois mois, Wass reverse une partie de ses ventes à la lutte contre le cancer.

Wass, boucher solidaire à 21 ans

Face à la cathédrale de Mende, à deux pas de l’hôtel du Département, la boucherie Bonnal a repris vie il y a neuf mois. Une maison chargée d’histoire, tenue autrefois par Madame Bonal puis par Frédéric Pansier, reprise aujourd’hui par un artisan de 21 ans à peine : Wass.

Originaire de Béziers, dans l’Hérault, le jeune homme a fait une partie de sa formation en Lozère, trois ans au Lycée du Sacré-Cœur de Saint Chely d’Apcher, avant de partir se former à la boucherie au CFA de Nîmes, dans le Gard. C’est là qu’il participe au concours « Un des Meilleurs Apprentis de France », une expérience qui lui donne définitivement envie de se mettre à son compte. « Je suis tombé amoureux du département », confie-t-il.

Trois mois, trois causes

Depuis début septembre, Wassim a lancé une opération solidaire qui s’étendra jusqu’à fin novembre, avec une cause différente chaque mois : le cancer pédiatrique en septembre, le cancer du sein en octobre, puis le cancer chez l’homme en novembre.

Sur une sélection de produits, renouvelée chaque semaine, une partie des recettes est reversée aux causes concernées. Cette semaine, c’est le cordon bleu qui est mis à l’honneur, avec un reversement d’environ 20 % du prix de vente. La semaine prochaine, place à une saucisse en forme de nœud doré. Chaque produit est identifié par une étiquette précisant la cause soutenue.

Pour le mois de septembre, les bénéfices sont reversés à la Fondation Flavien, à Monaco, dédiée à la recherche sur le cancer pédiatrique. Pour octobre et novembre, Wass travaille en lien avec l’hôpital de Mende afin de déterminer les besoins concrets pour améliorer le confort des patients.

« Bien manger, c’est déjà être en bonne santé »

Pour le jeune boucher, cet engagement a toute sa place dans son métier. « Bien manger, c’est déjà être en bonne santé. Donc fatalement, ça a sa place dans beaucoup de commerces de bouche », explique-t-il. Une cause qui lui tient particulièrement à cœur : « On est tous touchés de près ou de loin par le cancer. Quand on voit le nombre de mortalités sur le cancer pédiatrique, ça crève le cœur. »

Côté clientèle, l’initiative est bien accueillie. « Les gens jouent le jeu. Ils comprennent que c’est pour une bonne cause », se réjouit-il.

Un jeune patron bien intégré

Reprendre seul une boucherie historique à 21 ans n’a pourtant rien d’une évidence. « C’est un gros challenge, mais je suis jeune, les heures, c’est maintenant que je peux les faire », sourit Wass. Un âge qui suscite parfois l’étonnement chez certains clients, vite dissipé : « Il suffit qu’ils goûtent une fois, ou même qu’on discute, pour qu’ils comprennent que je connais mon métier. »

La boucherie Bonnal est ouverte du mardi au samedi, de 7h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h15.

Ludovic Terol

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.